Géographie Economique

LEÇON 18 : LES CONDITIONS DE DEVELOPPEMENT DE L’AGRICULTURE

Introduction : L’agriculture constitue la branche d’activité la plus répandue dans le monde. Il s’agit d’une activité dont la pratique nécessite la combinaison de plusieurs facteurs. Il est alors question d’identifier les conditions qui doivent être réunies pour la pratique de l’agriculture. Tour à tour, on va insister sur les conditions naturelles, humaines, économiques et technologiques.

I- Les conditions naturelles L’agriculture est largement tributaire des conditions naturelles. Celles qui doivent être réunies pour sa pratique sont :

  1. Le climat

Il constitue le socle de toute activité agricole. Il rythme le calendrier agricole en déterminant les périodes de semence et de moisson. Il détermine également les secteurs agricoles, car les cultures dépendent du climat : c’est ainsi que le coton pousse dans des régions sèches, le blé dans des zones tempérées.

2- Les sols

Ils sont la base de toute activité agricole et un gage d’une production abondante et diversifiée. Les sols qui sont propices aux pratiques agricoles sont : les chernozems,  les sols bruns, les sols volcaniques, alluviaux.

3- Le relief et l’hydrographie

Le relief influence aussi les activités agricoles. Certaines cultures poussent au niveau des reliefs à forte pente, tandis que d’autres prospèrent au niveau des plateaux, cas du café. L’agriculture nécessite aussi un bon réseau hydrographique pour permettre l’alimentation en eau des plantes.

II- Les conditions humaines

L’homme a une place angulaire dans la pratique de l’agriculture : il est la main d’œuvre, il détermine les types de cultures qui doivent correspondre à chaque type de sol, et les techniques culturales qu’il faut employer.

Il influence aussi les pratiques agricoles à travers le système d’exploitation agricole. On distingue à cet effet, le faire valoir direct ou auto exploitation et le faire valoir indirect qui peut être le métayage ou le fermage.

Des conditions particulières (culture) peuvent également lier les hommes et leur milieu de vie. Ainsi, deux peuples vivant dans des mêmes conditions vont exploiter différemment ce milieu. C’est le cas du delta du Niger qui est l’un des plus grands pâturages d’Afrique, alors qu’à la même latitude en Asie on a des agriculteurs.

III- Les conditions technologiques et financières

L’agriculture moderne se caractérise par l’utilisation des semences sélectionnées, des produits phytosanitaires, des engrais. Elle est également fortement mécanisée avec l’utilisation des machines agricoles : tracteurs, moissonneuses, batteuses. La combinaison de tout ceci nécessite que des moyens financiers soient mis en jeu pour faire prospérer les activités agricoles.

Conclusion : De nombreuses conditions doivent être réunies pour la pratique de l’agriculture. La combinaison de ces méthodes favorise le développement de l’agriculture. Mais de contrastes saisissants existent entre l’agriculture des pays pauvres et celle des pays sous développés. 

LECONS 19/20 CONTRASTES ENTRE LES SYSTEMES D’AGRICULTURE TROPICALE ET TEMPEREE

Introduction : Très schématiquement, il existe dans le monde deux grands systèmes d’agriculture correspondant à deux situations de développement et à deux préoccupations très différentes : D’un côté l’agriculture tropicale, et de l’autre, l’agriculture tempérée. Il est alors question de comparer ces deux types d’agricultures. La comparaison sera axée sur les aspects suivants : les conditions naturelles, les moyens techniques et technologiques et la vocation de l’agriculture.

Conclusion : Des différentes persistent entre les systèmes d’agriculture tropicale et tempérée. La différence de productivité provient de l’effort technologique et des moyens financiers mis à la disposition de chaque type d’agriculture. Dans cette, l’agriculture tempérée est mieux dotée que celle tropicale en proie à de nombreux problèmes. Il faut alors ouvrir une brèche sur les problèmes de cette agriculture en prenant pour exemple, le Cameroun.

Leçon 21 :                LES PROBLEMES DE L’AGRICULTURE   TROPICALE : LE CAS DU CAMEROUN

 Problématique : Pourquoi, malgré les atouts que bénéficie l’agriculture camerounaise, ce secteur continue d’être à la traine ?

 OPO: Ressortir les atouts dont bénéficie l’agriculture camerounaise; Recenser les problèmes auxquels elle  fait face; Esquisser un plan d’action pour sortir l’agriculture camerounaise de sa situation actuelle.

                                    INTRODUCTION

Au Cameroun, l’agriculture constitue  le secteur d’activité le plus important. Elle occupe 70% de la population active, intervient à 25% le PIB, participe à plus de 40% aux exportations et génère 15% des recettes budgétaires. Malgré ces chiffres et cette place, ce secteur fait encore face à de nombreux problèmes. Il est question ici d’inventorier les problèmes auxquels fait face cette agriculture. Mais pour en arriver là, on commencera par présenter les atouts elle bénéficie cette agriculture tandis que  l’esquisse d’un plan d’action pour sortir cette agriculture de son état actuel ne fera pas l’économie de notre démarche.

 I-                    Les atouts de l’agriculture camerounaise

OPO : Faire un inventaire des différents atouts dont bénéficie l’agriculture camerounaise.

L’agriculture camerounaise  bénéficie de nombreux atouts naturels, humains et techniques. 

1°)- Les atouts  naturels: Sur le plan climatique, le Cameroun bénéficie d’une diversité climatique qui favorise également une diversité au niveau des cultures. Ainsi dans le grand nord à climat tropical, on cultive coton arachide tandis que le grand Sud à climat équatorial est le domaine des tubercules, du café etc. De plus, la grande variété de reliefs du Cameroun favorise également une diversité de cultures : café au niveau des hauts plateaux, riz au niveau des plaines. Enfin le secteur agricole au Cameroun bénéficie également des sols fertiles, propices aux activités agricoles c’est le cas des sols volcaniques de l’Ouest, des sols alluviaux etc.

 2°)- Les atouts humains: Le secteur agricole bénéficie d’une main d’œuvre abondante, diversifiée. Au Cameroun, plus de 70 % de la population active se consacre à l’agriculture. C’est donc le secteur qui emploie le plus de personnes. De plus, avec plus de 200 ethnies, le Cameroun jouit d’une grande variété humaine pour l’agriculture : chaque différent groupe humain ayant des pratiques agricoles lui étant propres, ceci favorise une diversité au niveau des pratiques agricoles et des produits cultivés.

   3°)- Atouts techniques:  L’agriculture camerounaise bénéficie des  progrès sont faits pour la moderniser, en termes de matériel (mécanisation agricole) de production (semences sélectionnées) utilisation des produits phytosanitaires. Malgré ses atouts indéniables, le secteur agricole continue à connaitre des problèmes au  Cameroun.

II- Les problèmes de l’agriculture camerounaise :   L’agriculture camerounaise souffre des problèmes suivants :

 1°)- Problèmes naturels:   La majeure partie des sols camerounais, ne supporte pas une agriculture durable.      De plus, certaines pratiques agricoles comme l’écobuage contribuent à la perte des terres arabes. En zone équatoriale, ces sols subissent le lessivage et deviennent infertiles. Il faut également noter que les aléas climatiques (fortes pluies ; ou sécheresse) perturbent les activités agricoles. Enfin, les cultures dans certaines parties sont souvent détruites par les animaux sauvages et les criquets.

2°)- Problèmes techniques et structurels: Le véritable problème sur le plan technique reste la faible mécanisation de l’agriculture camerounaise = les paysans continuent à utiliser un matériel rudimentaire (houes, daba, machette). Les semences ne sont pas sélectionnées.    Il faut également noter que certaines régions agricoles ne sont pas desservis par la route ; résultats la production agricole pourrit alors les gens meurt de faim.    Noter aussi que la plupart des bonnes terres ont été confisquées par les plantations capitalistes.

  3°)- Problèmes économiques:     Ils sont de loin les plus importants. On note entre autre :    L’absence de subvention des agriculteurs camerounais.    L a concurrence des produits étrangers de bonnes qualités et de faibles  couts.   La baisse des couts des matières premières agricoles qui a désorientée ce secteur. Face à ces différents problèmes ; il est impératif de trouver des solutions.

 IIIEsquisse d’un plan d’action                        

Pour résoudre les problèmes de l’agriculture camerounaise, il faut :  Aménager et créer des pistes rurales;  Accorder des subventions aux agriculteurs;  Mécaniser cette agriculture;  Créer des coopérations agricoles;  Mettre sur pieds des politiques de vulgarisation agricoles;  Organiser régulièrement des comices agropastoraux

 Conclusion : En tant que secteur économique le plus important du Cameroun ; l’agriculture mérite d’être modernisée afin de relever des défis d’autosuffisances alimentaire. De plus, l’émergence en 2035 peut également passer par l’agriculture à condition que celle-ci ne connaisse plus de problèmes.

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Date de dernière mise à jour : jeudi, 28 Avril 2016

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